lqdc.blog4ever.com

lqdc.blog4ever.com

Bloom - Beach House

 

 

 

  Une Française et un Américain sont à l'origine de Beach House, et émettent depuis Baltimore. Ils sortent leur quatrième album, eux que l'on classe allègrement comme les archanges d'un style dont le nom semble avoir été inventé uniquement pour caractériser la spécificité de leur musique : la "Dream Pop". Tout un programme.

 

  Et effectivement, ça commence comme dans un rêve, en apesanteur, avec les boucles hypnotiques superposées de Myth sur lesquelles Victoria Legrand (nièce du compositeur Michel Legrand) vient poser sa voix enchanteresse. On est rapidement dans le bain et sur les rails pour la suite, Myth lançant idéalement un disque qui, malheureusement, ne parviendra plus à nous transporter vers ces sommets glacés, éthérés et à l'atmosphère fine, le groupe se bornant à répéter pendant 10 titres, sempiternellement, la même recette.

 

  Une recette qui tourne rapidement à l'exploitation industrielle, nous menaçant d'indigestion sévère au bout d'un moment. Le duo persiste et réutilise les mêmes ficelles, encore et encore : mêmes beats lents, même ambiance à la fois hypnotique et sirupeuse avec boucles de clavier copiées-collées, même timbre de voix, mêmes harmoniques débités à la chaîne... On dirait que c'est le même morceau qui est rejoué, à chaque fois, en moins bien. Bon, c'est pas catastrophique non plus, ça se laisse écouter plutôt agréablement, mais ça va bien cinq minutes... On accroche encore vaguement sur Wild, puis Lazuli, mais après The Hours, la messe est dite. Trop c'est trop ! Et quand, sur On The Sea le groupe semble emprunter une nouvelle voie, on se rend vite compte que ce n'est pas la bonne. Du coup, hop, demi-tour, jusqu'à Irene, on reprend la même recette qu'au début, pour le même résultat. Ouf, c'est fini...

 

  Dommage, car le potentiel du groupe est indéniable, et Myth a lui tout seul vaut une très bonne note. Malheureusement, je suis censé noter un album en entier, pas un seul morceau qui figurera de toutes façons certainement sur ma playlist de fin d'année. Sinon, j'ai une idée pour apprécier (peut-être) Bloom à se juste valeur : écouter les titres indépendamment les uns des autres, sans se manger l'album en entier. Pourquoi pas ? Ça passera peut-être un peu mieux...

 

  Conclusion, Bloom se déguste comme un bon médicament, ou une bonne drogue, ça dépend comme on le voit ; avec modération : une prise le matin, une à midi, et une le soir. Pas plus, sinon gare à l'overdose !

 

 

    Note : 2.5/5

 

Myth

 

 

 

 

  Toutes les chroniques musique

 



28/06/2012
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 22 autres membres